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Dans un monde économique réputé
sans pitié, c'est incontestablement ce que l'on peut
appeler une belle histoire. Licenciés en 2008 par une
entreprise grassoise spécialisée depuis les années 50 dans la
transformation et l'enrobage de fruits secs pour l'industrie
agroalimentaire, deux cadres, Marcel Beaumont, ex directeur
de production et Eva Stierle ex responsable commerciale,
décident de relever le défi et de lancer, grâce à leur
savoir-faire, une nouvelle unité de production. Forts
du soutien financier de la famille, d'amis et surtout
d'une banque, ils acquièrent dans un premier temps le
matériel vendu aux enchères turbines de caramélisation,
unité de conditionnement et laboratoire contrôle qualité. La seconde étape a consisté à trouver
un emplacement.
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Après recherche, c'est dans
un premier temps dans un local situé sur la commune
de Montauroux (A.M.) que la structure jette l'ancre,
avec l'aide de la Chambre de Commerce et d'Indutrie
du Var, via son outil de développement économique Var
Accueil Investisseurs. Mais de façon toute provisoire
car, même si la production est lancée avec notamment
la signature d'un premier gros contrat, l'étroitesse
des lieux ne satisfait pas les dirigeants, qui souhaitent
disposer de leur propre usine. La CCIV entre à nouveau
en jeu, et met en relation les co-gérants avec le maire
de Seillans, René Ugo, qui précisément est en train
d'aménager une zone d'activité de 3,5 ha. Le projet
"Marceval" (1) répondant au cahier des charges
très strict voulu par le premier magistrat en matière
notamment d'esthétique et d'exigences environnementales,
est accepté, fort également des créations d'emplois
envisagées par l'unité. Après un investisement
de 110 000 € dans l'outil de production et de 450 000
€ pour l'achat du terrain et la construction du bâtiment,
l'équipe dispose désormais de 350 m2 de locaux ,
dont 250 consacrés à la production proprement
dite, sur une parcelle de 1300 m2. Ce qui permettra
l' l'extension de l'unité d'ores et déjà envisagée.
Un avenir prometteur Depuis
2008, année de la signature du premier contrat important,
l'équipe sait qu'elle peut regarder vers l'avenir avec
prudence, certes, mais surtout avec confiance. Et c'est
un indiscutable optimisme qui a présidé, le 30 septembre
dernier, à l'inauguration de "Marceval Crunchy
Nuts" en terre varoise. "Nous réalisons
60% de notre chiffre d'affaire à l'export, Europe
et Japon, auprès d'industriels de l'agroalimentaire,
précise Eva Stierle, essentiellement des chocolatiers,
glaciers, biscuiterie comme Lindt, Revillon, Thiriet."
Auxquels s'est ajoutée depuis la chaîne de restauration
rapide KFC. Par ailleurs l'Asie et le Proche Orient
sont également dans la visée de Marceval, depuis les
rencontres effectuées lors du Golfe Food à Dubaï, avec
un projet en cours "avec le plus grand glacier
iranien" Enfin pour l' Europe, il est
question de l'engagement d'un industriel chocolatier
d'ici la fin de l'année, avec un marché de 80 tonnes.
Le secret de cette réussite naissante ? Incontestablement
une référence de travail sérieux et de qualité, porté
par des années d'expérience et que la norme ISO 22000,
norme internationale relative à la sécurité des produits
alimentaires, obtenue en 2010 a entérinée. "Et
pour 2012 nous visons l'obtention de deux autres normes
: l'International Food Standard et le British Retail
Consortium..." Mais il y a aussi autre
chose, sur laquelle les dirigeants restent discrets
: un petit secret de fabrication "qui fait la
différence et qui nous permet de proposer des fruits
dont le goût reste naturel et la texture croquante..." De
quoi croquer l'avenir à pleine dents...
B.L. (Photos M-C.L.)
(1) Pour la petite histoire, l'appelation est
issue de la contraction des prénoms des deux gérants,
Marcel et Eva.
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